Pour aller plus loin
Tableaux choisis
Depuis l’Antiquité, la couleur a toujours été un langage à part entière, porteur de significations profondes et structurant l’expérience visuelle des civilisations. Mais c’est au Moyen Âge qu’elle atteint une complexité symbolique inégalée, devenant un véritable code visuel au service de la spiritualité, du pouvoir et de l’ordre social. Qu’il s’agisse des vitraux baignant les cathédrales de lumière sacrée, des enluminures guidant le regard du lecteur dans les manuscrits, ou des fresques ornant les murs des églises, chaque teinte joue un rôle précis, au-delà de sa simple beauté. Héritée des traditions antiques et enrichie par la pensée chrétienne, la symbolique des couleurs médiévales façonne un langage universel, où le bleu incarne le divin, le rouge oscille entre majesté et sacrifice, et le vert se teinte d’ambivalences morales. À travers cet article, nous explorerons l’origine, la perception et l’usage de ces couleurs dans l’art médiéval, en dévoilant leur signification profonde et leur impact durable sur l’esthétique occidentale.
Etude diagnostic
Technique picturale :
Les peintures sont réalisées sur un support accidenté. La technique est a secco avec un dessin préparatoire qu'on devine parfois sur les personnages réalisé à l'ocre rouge ou au noir.
Des « mains » différentes dans la réalisation de l'ensemble ? Les visages et les carnations présentent des différences d'exécution, certaines liées au sujet - comme par exemple un plus grand réalisme pour le visage des confrères - mais il semble qu'il y ait une vraie différence de mains, probablement trois peintres.
Nous avons donc dans la nef des peintures du XVème siècle dans un bon état de conservation (sauf au droit des infiltrations d'eau) et sur lesquelles il n'y a pas eu d'intervention. Les couches d'ocre jaune et rouge sont sensibles à l'eau, ainsi que certains traits noirs. Les fonds noirs ne le sont pas.
La peinture est réalisée sur une maçonnerie brute, accidentée ce qui met en question la réalisation a fresco (?).
Les pigments mis en œuvre sont a priori simples : ocres, noir et blanc. Aucun bleu ou vert. Une seule question se pose: un rouge vif qui pourrait ne pas être un ocre.
Sur ce même prélèvement, on voit des traces d'un dépôt avec reflet métallique qui fait penser à un reste de brocard appliqué, et ce d'autant plus que Saint-Michel dans cette scène du Jugement Dernier devait
porter une armure évoquée avec cette technique selon les quelques traces sombres encore visibles. Technique que l'on retrouve sur les peintures XVème siècle du choeur de la chapelle Saint-Calixte (commune d'Anéran-Camors-Cazeaux-Fréchet, Hautes-Pyrénées, vallée adjacente).
Dans le chœur, la couche picturale de restauration sur l'original pose problème : le repeint est pulvérulent et provoque le soulèvement de la couche picturale sous-jacente.


DU MEGE Alexandre
Etude sur les fresques de l’église de Cazaux-de-Larboust 1832
BERNARD Bertrand
Notice sur les fresques de l’église de Cazaux-de-Larboust 1878
LANCONTRADE Pierre – curé de Cazeaux-de-Larboust de 1895 à 1951
-L’église de Cazaux-Larboust et ses peintures murales – Eglise Bernet
En vente chez l’auteur, imprimé par E. Privat, sd (1909) 62p
-Guide du touriste – Les vieilles pierres sculptées et les fresques des églises des vallées de Larboust, d’Oueil et de Luchon – Choses et autres d’autrefois
En vente chez l’auteur, imprimerie catholique St Cyprien- 1920 – réédité en 1925 – 120p
-Canton de Luchon – Les églises historiques de Cazaux-Larboust, de St Aventin et de la moraine de Garin – Cromelechs, pierres, sources, légendes – De quelques découvertes nouvelles
En vente chez l’auteur, imprimerie catholique St Cyprien- 1929 – 93p
-Luchon – Guide illustré du touriste - Les vieilles pierres sculptées et les fresques des églises des vallées de Larboust, d’Oueil et de Luchon – Choses et autres d’autrefois
En vente chez l’auteur, imprimerie catholique St Cyprien- 1949 4ème édition révisée – 126p
-Luchon – Guide illustré du touriste - Les vieilles pierres sculptées et les fresques des églises des vallées de Larboust, d’Oueil et de Luchon – Choses et autres d’autrefois
En vente chez l’auteur, imprimerie catholique St Cyprien- 1968 5ème édition révisée – 126p
PAC Henry
Eglises du pays de Luchon
L’Adret - 1983 – 127p A4 – photographies Roger DASPET
RIVES Christian
Cazeaux-de-Larboust – En ce temps là… - 2014 – 197p– A4
Editions du Patrimoine Culturel du Larboust - EPCL
Ils nous ont fait l'honneur de leur présence
Pour les expositions :
Alain Casado : artiste-peintre Toulousain
Jean-Marc Chaduc : Auteur, Vice-Président de l’Académie Julien Sacaze
Patrick Peyet : Président de l’Académie Julien Sacaze, Président de l’association Luchon Haute-Montagne
Annie Favier : artiste-peintre toulousaine
Elisabeth Rogalle (aquarelles)
Dominique Gérardi (pastels animaliers)
Pour les concerts :
Svetlana Legros : professeure de violoncelle à Toulouse et Saint-Gaudens
Arthur Legros, son fils : violoniste virtuose
Canaletto, De Colorés, Via El Mundo (groupes autour de Marlène Canal), Arredailh (Mathieu Barès et Wilfrid Abo), Académie Christian Nadalet (Festival de Comminges), ADARA (polyphonies traditionnelles d’Occitanie), Nathalie Hoffmann et Chantal Bereziat (Harpe et flûte)
Pour les conférences :
Jacques Brau, Serge Brunet, Renée Courtiade, Jean Figerou, Yves Glock, Bertrand de Gorsse, Christian de Miegeville, Jean Montané, Martine Prouillac, Robert Pujol, Bernard Seillé, Isabelle Sourroubille.


Conférence en plein air
"les cromlechs de la montagne d'Espiau" par Jean Figerou
Spécialiste de l'art roman de notre vallée

























